Frappé en 1957.
Le contexte historique de cette pièce est marqué par une période charnière pour le Maroc, correspondant à la fin du protectorat français et au rétablissement de la souveraineté nationale en 1956. Mohammed V, figure centrale du mouvement national, incarne cette transition politique et symbolise l’unité retrouvée après son retour d’exil.
Cette période est caractérisée par la mise en place progressive des institutions de l’État marocain indépendant, dans un contexte de transformation administrative, économique et diplomatique. Le pays cherche alors à affirmer son autorité sur l’ensemble du territoire tout en consolidant sa position dans un environnement régional en recomposition, notamment au sein du Maghreb.
L’émission de cette pièce de 500 francs s’inscrit dans une phase de transition monétaire où coexistent encore les cadres hérités de la période du protectorat et les premières étapes de l’affirmation d’une souveraineté financière nationale. Elle constitue ainsi un témoignage matériel du passage vers l’indépendance et de la construction progressive d’un système monétaire propre, sous l’autorité de Mohammed V.