Frappée dans la 5e Officine de Constantinople
Le règne de Maurice se caractérise par une forte instabilité aux frontières de l’Empire. Bien qu’il parvienne à stabiliser temporairement la frontière orientale en intervenant dans les affaires de l’Empire sassanide afin de soutenir Khosro II, son autorité reste constamment confrontée aux incursions répétées des Avars et des Slaves dans les Balkans. La gestion de ces conflits s’accompagne d’importantes difficultés financières, poussant l’administration impériale à réduire les dépenses militaires et à imposer une discipline budgétaire sévère, ce qui alimente progressivement le mécontentement des troupes.
La cité de Constantinople, principal centre de production monétaire de l’Empire, demeure néanmoins le cœur économique et administratif byzantin malgré les pressions engendrées par ces guerres coûteuses. La politique de Maurice, pragmatique sur le plan diplomatique et militaire, est continuellement fragilisée par le poids financier de l’entretien des armées.
En 602, le mécontentement accumulé parmi les soldats du front danubien provoque une importante mutinerie qui conduit à la chute brutale de l’empereur et ouvre une période de profondes difficultés pour l’Empire byzantin.