Sur le plan historique, Cuba traverse au début du XXe siècle une phase de transition marquée par une forte dépendance économique et politique vis-à-vis des États-Unis, héritage direct de l’amendement Platt. La période située entre 1915 et 1949 est caractérisée par une instabilité politique chronique, ponctuée par la dictature de Gerardo Machado, la Révolution de 1933 et, plus tard, l’ascension de Fulgencio Batista.
L’économie cubaine, essentiellement centrée sur l’industrie sucrière, subit de plein fouet les fluctuations des cours mondiaux et les effets de la Grande Dépression des années 1930, ce qui fragilise durablement le tissu social et alimente les mouvements nationalistes. Malgré ces tensions internes, Cuba maintient des liens diplomatiques et commerciaux étroits avec ses voisins, notamment les États-Unis, qui exercent une influence prépondérante sur les infrastructures et le secteur bancaire de l’île.
La frappe de cette monnaie à Philadelphie illustre concrètement ce partenariat financier, alors que le pays cherche à asseoir sa souveraineté monétaire tout en évoluant dans un contexte international complexe, marqué par les deux guerres mondiales qui redéfinissent les équilibres géopolitiques dans la zone caribéenne.