Le règne d’Albert Ier, surnommé le « Prince savant », marque une période de transformation profonde pour Monaco. Souverain de 1889 à 1922, il s’illustre par ses travaux océanographiques de renommée mondiale et par sa volonté de moderniser les structures de l’État. Au début du XXe siècle, la principauté devient une destination touristique et culturelle majeure en Europe, portée par le développement du quartier de Monte-Carlo et l’influence du casino, qui assurent alors l’indépendance financière du territoire. Sur le plan diplomatique, Albert Ier maintient des relations étroites avec la France, formalisées par divers accords bilatéraux qui consolident la souveraineté monégasque dans un contexte européen en mutation.
Ce climat de stabilité et de rayonnement intellectuel transparaît dans la qualité de frappe des pièces d’or de cette époque. La pièce de 100 francs, bien que rare en raison de son tirage limité, témoigne de la prospérité économique et du prestige dont jouissait la principauté sous son règne, à la veille des bouleversements liés au premier conflit mondial.