Victor-Emmanuel Ier accède au trône après la chute de Napoléon Bonaparte, dans un contexte marqué par le congrès de Vienne de 1815, qui restaure les anciennes dynasties. Son règne se caractérise par une volonté affirmée de retour à l’ordre ancien et aux structures administratives antérieures à la période française. Le royaume de Sardaigne, incluant le Piémont, la Savoie et Nice, occupe une position stratégique majeure en tant qu’État tampon entre la France et les possessions autrichiennes en Lombardie.
Cette période est néanmoins troublée par une montée des tensions sociales et politiques, les aspirations libérales se diffusant progressivement au sein de l’élite intellectuelle et militaire. Si le souverain tente de consolider son autorité par une politique conservatrice, le mécontentement croissant face à l’absolutisme, combiné aux dynamiques politiques internes, fragilise les bases de son gouvernement. Cette instabilité aboutit en 1821 à une crise politique majeure, contraignant le roi à abdiquer en faveur de son frère, Charles-Félix.