Avers : . P . AND . DE SUFFREN ST . TROPEZ CHEV DES ORD . DU ROI GR CROIX DE LORD . DE ST JEAN DE JERUS . VICE AMIRAL DE FRANCE
Revers : . LA STATUE DU BAILLI DE SUFFREN / ERIGEE A ST TROPEZ EN AVRIL 1866 / A ETE COULEE EN BRONZE A MARSEILLE / PAR TT MAUREL FONDEUR / D APRES . LE MODLE. DE MS. MONTAGNE SCULPT. / LE 23 DECEMBRE 1865
Pierre André de Suffren, né en 1729 à Saint-Cannat, demeure l’une des figures les plus marquantes de la marine royale française au XVIIIe siècle. Surnommé « l’Amiral Satan » par ses adversaires britanniques, il s’illustra particulièrement durant la guerre d’indépendance des États-Unis. Lors de sa campagne dans les Indes orientales entre 1781 et 1783, il fit preuve d’une grande audace tactique, menant plusieurs affrontements majeurs contre la flotte britannique commandée par Edward Hughes. Ces engagements, souvent indécis sur le plan strictement tactique, permirent néanmoins de maintenir une présence française significative dans l’océan Indien et de défendre les intérêts de la Compagnie des Indes.
Chef de guerre énergique, Suffren se distingue par une approche plus offensive que celle généralement observée dans la guerre navale en ligne, privilégiant l’initiative et le combat rapproché. Sans rompre totalement avec les pratiques de son temps, il contribue à faire évoluer les méthodes tactiques de la marine de guerre.
Sa carrière, débutée au sein de l’ordre de Malte avant de se développer sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, illustre le haut niveau d’engagement et de compétence atteint par certains officiers de la marine française d’Ancien Régime.
La médaille de 1866 constitue un témoignage de la reconnaissance mémorielle accordée à ce stratège au XIXe siècle tout en continuant de perpétuer le souvenir de ses exploits et de son engagement au service du royaume de France.