Cette médaille commémorative, émise en 1815, met à l'honneur Joachim Murat.
Avers : JOACHIM NAPOLEON - MURAT PRINCE FRANCAIS
Revers : NE A LA BASTIDE FORTUNIERE / 1771. / EPOUSE M.A. CAROLINE BONAPARTE / 1800. / GOUVERNEUR DE PARIS / 1803. / MARECHAL DE L'EMPIRE / 1804. / PRINCE ET GRAND AMIRAL / 1805. / DUC DE CLEVES ET DE BERG / 1806. / ROI DES DEUX SICILES / 1808. / FUSILLE A PIZZO (CALABRE) / 1815.
Graveur : Caqué
Sur le plan iconographique, cette médaille illustre la figure de Joachim Murat, maréchal d’Empire et beau-frère de Napoléon Bonaparte, qui accède au trône de Naples en 1808. La gravure souligne les traits de celui qui fut l’un des commandants de cavalerie les plus renommés des guerres napoléoniennes, capturant la prestance associée à son rang militaire et royal.
Le contexte historique entourant cette médaille est marqué par la fin du règne de Murat. En 1815, le royaume de Naples se trouve au cœur des bouleversements européens. Après le retour de Napoléon lors des Cent-Jours, Murat, qui avait tenté de préserver son trône en s’alliant aux puissances de la Sixième Coalition, change de camp et déclare la guerre à l’Autriche. Cette décision, connue sous le nom de campagne de Tolentino, aboutit à une défaite cuisante et à la chute définitive de son autorité. Le royaume de Naples subit alors les répercussions du Congrès de Vienne, entraînant le rétablissement de la dynastie des Bourbons sur le trône des Deux-Siciles. Cette médaille témoigne ainsi de l’ultime soubresaut d’un dirigeant dont la carrière est intrinsèquement liée à l’ascension et à la chute de l’épopée napoléonienne, illustrant une période où les territoires italiens étaient redessinés par les ambitions des grandes puissances européennes. Murat est finalement capturé et exécuté peu après ces événements, marquant la conclusion brutale de sa tentative de souveraineté en Italie.