Sous le règne de Napoléon III, la France, engagée dans une politique de prestige et d’influence, se trouve progressivement confrontée à l’affirmation de la puissance prussienne dirigée par Otto von Bismarck. L’équilibre européen issu du Congrès de Vienne est profondément remis en question au cours du siècle, notamment après la victoire de la Prusse sur l’Autriche en 1866, qui modifie durablement les rapports de force sur le continent et contribue à l’isolement diplomatique de la France.
À la fin des années 1860, l’État s’efforce de renforcer son organisation militaire, dans un contexte de rivalité accrue avec la Confédération de l'Allemagne du Nord, sans toutefois parvenir à combler pleinement ses retards. Les relations avec la Prusse se dégradent progressivement, conduisant au conflit ouvert de 1870.