Entre 1866 et 1870, le Second Empire traverse une phase de fragilisation croissante. Sur le plan intérieur, Napoléon III tente de faire évoluer le régime vers davantage de libéralisme en accordant de nouvelles libertés publiques, notamment en matière de presse et de droit de réunion, face à une opposition républicaine grandissante. Sur la scène internationale, la France voit son influence contestée par l’ascension fulgurante de la Prusse de Bismarck. Après la victoire prussienne sur l’Autriche en 1866, le rapport de force en Europe centrale bascule nettement en faveur de Berlin.
L’Empire français se retrouve progressivement isolé sur le plan diplomatique, tandis que les tensions s’intensifient autour de la succession au trône d’Espagne. Cette instabilité, aggravée par une modernisation militaire inachevée, prépare le terrain au conflit franco-prussien de 1870. Cette période charnière illustre la fin d’une phase de prospérité économique et le déclin du prestige impérial, qui s’effondre définitivement avec la proclamation de la Troisième République. Elle marque ainsi la conclusion d’une époque de profondes mutations politiques, sociales et institutionnelles pour la France et son système monétaire.