Sur le plan historique, la période allant de 1887 à 1896 est marquée par l’organisation administrative et l’exploitation économique intense de l’État indépendant du Congo. Après la Conférence de Berlin, Léopold II consolide son autorité sur ce vaste bassin fluvial, faisant face à d’importants défis logistiques liés à la colonisation.
Cette époque est caractérisée par l’expansion des infrastructures, notamment le début de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Matadi à Léopoldville, indispensable pour contourner les cataractes du fleuve Congo. Les relations avec les puissances européennes voisines, telles que la France et le Portugal, sont alors dominées par la délimitation des frontières territoriales et la lutte contre les réseaux de traite arabe dans l’Est du pays.
Le régime léopoldien exerce une gestion autocratique axée sur l’extraction des ressources naturelles, en particulier le caoutchouc et l’ivoire, tout en affirmant sa présence diplomatique sur la scène internationale. Cette politique, dont les conséquences humaines et politiques seront ultérieurement dénoncées, deviendra une controverse majeure au tournant du XXe siècle.