Entre 1811 et 1813, le règne de Joseph Napoléon est profondément fragilisé par la guerre d’indépendance espagnole, connue en Espagne sous le nom de Guerra de la Independencia. Les forces anglo-hispano-portugaises commandées par Wellington remportent plusieurs succès décisifs, notamment lors de la bataille des Arapiles (Salamanque) en juillet 1812, contraignant Joseph à abandonner temporairement Madrid.
Les armées napoléoniennes, affaiblies par la désastreuse campagne de Russie de 1812, peinent à maintenir leur domination sur le territoire espagnol. Parallèlement, les guérillas locales perturbent constamment les communications et les lignes d’approvisionnement françaises, compliquant davantage les opérations militaires.
Sur le plan administratif, Joseph tente de mettre en œuvre des réformes inspirées du modèle napoléonien, notamment dans les domaines institutionnel et juridique. Toutefois, son autorité effective demeure largement limitée aux régions directement contrôlées par les forces françaises. Cette instabilité politique et militaire se reflète également dans la production monétaire de l’époque, souvent perturbée et irrégulière en raison des contraintes imposées par le conflit.