Avers : LOUIS ANTOINE - DUC D'ANGOULEME
Revers : JE DEMANDE, / J'EXIGE MEME, / QUE LE ROI NE CEDE SUR RIEN / POUR ME RAVOIR ; / JE NE CRAINS NI LA MORT / NI LA PRISON, / JE SUIS PRET A TOUT, / ET TOUT CE QUE DIEU M'ENVERRA / SERA BIEN RECU. / LOUIS ANTOINE. / PONT ST. ESPRIT / 10 AVRIL 1815 .
Graveur : GAYRARD
Cette médaille en cuivre, datée de 1815, est dédiée à Louis Antoine d'Artois, fils aîné du Charles X - alors comte d’Artois - et neveu de Louis XVIII. Elle reproduit intégralement une déclaration attribuée au duc, rédigée à Pont-Saint-Esprit le 10 avril 1815. Ce texte gravé confère à la médaille une forte dimension commémorative et testimoniale, en immortalisant les propos du prince dans un contexte de grande tension politique.
Cette médaille s’inscrit dans le cadre des Cent-Jours, période qui suit le retour de Napoléon Ier de l’île d’Elbe en mars 1815. Le duc d’Angoulême tente alors d’organiser la résistance royaliste dans le Midi de la France. Après l’échec de ses forces face aux troupes impériales, il est contraint de capituler à La Palud le 8 avril 1815 avant d’être autorisé à quitter le territoire par Sète.
La déclaration du 10 avril 1815 à Pont-Saint-Esprit, reproduite sur cette médaille, illustre sa fidélité à la cause bourbonienne dans un moment critique. Elle exprime notamment son refus que sa personne puisse servir de prétexte à une quelconque concession politique de la part de Louis XVIII face au retour de Napoléon.